Samedi 24 septembre 2011,

dans un lieu provisoirement dissimulé, les identitaires du Berry organisent une «intervention» de Philippe Vardon et présentation de son livre «Eléments pour une contre culture identitaire» ainsi qu’un concert acoustique du même Vardon et du «Lapin» qui doit cacher son nom puisqu’il s’agit d’un militant condamné pour violences avec armes en réunion sur l’agglomération de Châteauroux.


Le Bloc Identitaire a été créé après l’interdiction d’Unité Radicale, l’organisation néo-nazie à laquelle appartenait Maxime Brunerie, le militant qui a tenté d’assassiner Jacques Chirac, lors du défilé du 14 juillet 2002.
Philippe Vardon est membre du bureau politique du Bloc Identitaire, après avoir été l’un des principaux cadres d’Unité Radicale. Entre ces 2 structures la continuité idéologique est évidente. Les cadres sont également communs, le président du Bloc, Fabrice Robert, était également l’un des principaux dirigeants d’Unité Radicale.
C’est cette famille politique qui souhaite se développer dans le Berry et qui utilise déjà pour cela un bar de Bourges, dans lequel la sécurité est assurée par des militants identitaires.

De nombreuses agressions ont été commises au préjudice de militants ou sympathisants du scalp18 par des membres de cette mouvance dans les mois qui viennent de s’écouler.
Nous avons trop souvent dû constater l’extrême complaisance dont ces néo-nazis ont pu bénéficier de la part d’une Justice qui a montré depuis longtemps sa préférence pour les notables et son mépris du Peuple.
Nous réclamons l’application des valeurs républicaines à cette institution pervertie.

Ceux qui préparent les crimes contre l’Humanité de demain, ceux qui veulent laisser les immigrés clandestins se noyer dans la mer Méditerranée, ceux qui, dans les années 60,  ont choisi l’OAS contre la République, ceux qui ont soutenu Milosevich quand il pratiquait la purification ethnique en ex-Yougoslavie, ceux qui ont toujours soutenu les innombrables crimes commis par les artisans de la Françafrique, notamment en Côte d’Ivoire, ceux qui ont collaboré pendant la seconde guerre mondiale pour aujourd’hui donner des leçons de patriotisme, ceux là doivent être désignés pour ce qu’ils sont :
les ennemis mortels de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité.

Aujourd’hui, le 21 septembre 2011, sur le site des identitaires du Berry, les internautes pourront entendre une chanson qui fait l’éloge de l’Honneur et de la Fidélité : la devise des Waffen SS...

Quelques jours avant le concert antifasciste du 11 juin 2011, les identitaires du Berry déclaraient :

«Nous nous interdisons pour l'instant la moindre forme de représailles physiques, refusant de surenchérir dans la bassesse, mais nous ignorons combien de temps encore nous pourrons éviter que le harcèlement de ces individus à l'encontre de nombreux militants identitaires et patriotes (que magouillent-ils à proximité des domiciles de ces-derniers ainsi qu'il nous l'a été souvent rapporté ?) , n'aboutisse à une situation qui dégénèrerait !»

En langage non hypocrite : attention, nous allons cogner !


Promesse tenue : le soir du concert antifasciste, une équipe est venue gazer une dizaine de participants.

Qui d’autre que des militants d’extrême droite était prêt à cela ?

Quelques jours après le concert, RICHARD Pascal, porte parole du scalp18, a retrouvé le pare brise de son véhicule brisé dans sa cour.

Qui d’autre que des militants d’extrême droite était prêt à cela ?


Nous demandons au Préfet de la Région de prononcer une interdiction de cette journée identitaire sur l’ensemble de la Région Centre.
Le trouble à l’ordre public est caractérisé parce que l’objectif des identitaires est de développer une forme modernisée de néo-nazisme.
Le fait que cette propagande soit cryptée ne change rien aux intentions des organisateurs.
Les poules, mouillées ou pas, n’ont pas plus intérêt à se faire plumer par le renard que par le loup !
La liberté d’action ne saurait être confondue avec la liberté d’expression. C’est au développement d’une organisation que cette journée entend contribuer. Les identitaires ne veulent pas seulement défendre une ou plusieurs idées, mais bien peser dans les politiques mises en oeuvre.
Lorsque les héritiers de la France de Pétain avancent, inévitablement, la République recule.

Le Scalp18 et l'association Sans Frontières demandent aux élus de notre Région de solliciter le Préfet pour obtenir l’interdiction de cette journée dont la dangerosité ne saurait être sous-estimée dans un contexte de crise propice à toutes les politiques du bouc émissaire et dans la période électorale déjà commencée.