C'est dans un bar discothèque situé dans la zone industrielle du nord de Bourges et dont le tenancier n'a visiblement rien d'un ange que s'est déroulée la petite sauterie identitaire.

Le Scalp18 n'exclut d'ailleurs pas d'informer les clients potentiels de cet établissement sur les idéaux propagés en ce lieu, tout en respectant le cadre légal bien entendu !

Passons sur la maladroite tentative de désinformation qui voudrait démontrer que notre concert ait été reprogrammé : il suffit de se renseigner auprès de la société Coulisses pour constater que la date du 02/10 était réservée dès le début de l'été, c'est d'ailleurs ce qu'aurait dû faire le "Berry républicain" avant de laisser passer des messages mensongers et calomnieux sur son site "le Berry.fr". Vous avez dit  complaisance ?

Pour aller au delà de cette surenchère dans la mauvaise foi, nous déplorons le fait que la Préfecture n'ait pas interdit le déroulement de cette journée identitaire.
La diffusion d'opinions racistes, néo-fascistes, voire pour certains des participants néo-nazies a constitué de fait un trouble à l’ordre public, parce qu’elle avait pour objectif de contribuer au développement d’une organisation porteuse de ces valeurs antirépublicaines.
Rappelons que le  groupe Insurrection, présent lors de cette soirée, fut fondé par Paul Emmanuel Thore jadis inculpé pour détention d'armes de guerre, agression avec armes en réunion, et constitution d’un groupe armé.
Quand à Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, il fut arrêté en 1991 pour distribution de tracts négationnistes ; lors de la perquisition qui suivit à son domicile, des portraits d'Hitler, de Mussolini ainsi que des insignes  SS furent saisis. Rien de très déshonorant pour l’un des futurs dirigeants d’Unité Radicale, l’organisation néo-nazie interdite après la tentative d’assassinat de Jacques Chirac.
Il n’est donc effectivement pas inutile pour les Identitaires de préciser qu’ils ne sont pas du tout, mais alors vraiment pas des extrémistes de droite !
Le fait que le bloc identitaire présente des candidats aux diverses élections ne suffit en rien à le légitimer en tant que parti politique. Hitler aussi a été élu. La légitimité démocratique se construit d’abord sur la valeur intrinsèque des opinions que l’on exprime.

L’absence d’interdiction de ce concert doit être interprétée comme la conséquence d’un calcul électoral de la droite sarkozienne :

en gonflant la baudruche identitaire, l’omni-président favorisera la dispersion des voix d'extrême droite lors des présidentielles de 2012.

Il n’est pas exclu que certains élus de l’UMP ne reçoivent pour consigne de donner leur signature au candidat identitaire pour cette échéance, ce qui pourrait donner plus de consistance à une pré-candidature dont la principale caractéristique reste pour l’instant la bouffonnerie.

Replacé dans cette perspective, l’absence d’interdiction de ce concert prend son sens.
Il s’agit pour le pouvoir en place de diviser l’électorat d’extrême droite pour éviter un scénario qui hante les sarkoboys : voir l’UMP absente du deuxième tour des présidentielles de 2012 au profit du FN.
Ceux qui sous-estiment la menace néo-fasciste peuvent constater à l’occasion de ce concert que ces opinions se banalisent.

Dans une telle situation, notre pays aura besoin de toutes les bonnes volontés antifascistes et les organisations comme le Scalp18 seront plus utiles que les esprits conformistes ne le prétendent.
Les identitaires citent 9 fois le Scalp18 dans le compte rendu de leur concert ; cela devrait faire réfléchir ceux qui nous caricaturent.