Les Régionales de 2010 sont une occasion de dire aux ultra-libéraux de l’UMP que nous ne sommes pas disposés à payer le prix de leur crise.
Sarkozy a décidé de transférer sur les épaules des contribuables les monstrueuses dettes des banquiers irresponsables. Les erreurs des banques privées seront donc assumées par les salariés. L’omniprésident a montré à cette occasion son véritable visage : celui d’un dirigeant politique qui privatise les profits et collectivise les pertes abyssales des sociétés privées. Si l’on ajoute que ces mêmes sociétés privées sont, très souvent, dirigées par ses amis politiques, le caractère vicieux de ce système paraît difficilement contestable.

Mais le contrôle gouvernemental de toutes les télévisions françaises et d’une grande partie de la presse écrite permet aux dirigeants de l’UMP de censurer les journalistes qui auraient le tort de montrer l’écrasante responsabilité des ultra-libéraux dans la génèse et la gestion de cette crise.

La droite sarkozienne a montré sa capacité à dissimuler ses erreurs.
Elle prétend avoir minimisé les effets de la crise en France, comme la Chiraco-technocratie a prétendu avoir arrêté le nuage de Tchernobyl à la frontière, en 1986.

Dans un contexte de crise propice à toutes les politiques du bouc émissaire, le FN pourrait  tirer bénéfice de la situation.
C’est dans la débâcle de 1940 que Pétain a réussi à accéder, légalement, au pouvoir.
Le Front National, bien que ruiné par son propre président, pourrait profiter d’une forte abstention, de la crise et de la banalisation du racisme véhiculée par les propos des membres du gouvernement de Sarkozy.

La gauche de gouvernement, elle, peine à convaincre un électorat populaire qui se souvient de la politique de Lionel Jospin, des privatisations et du manque de volonté pour créer des emplois de service public.
Aujourd’hui encore, même après une crise historique de l’économie financiarisée, ceux qui ont commis ces erreurs refusent toute reconnaissance de la nocivité des politiques de démantèlement des Services Publics et de leurs renoncements face au Chômage.
Cette régression idéologique dure depuis trop longtemps pour ne pas comporter les germes de graves menaces sur la République.

C’est pourquoi nous devons nous mobiliser pour que l’abstention ne constitue pas une opportunité pour les néo-pétainistes de se faire passer pour plus nombreux qu’ils ne le sont. Cette famille politique n’est pas compatible avec les valeurs républicaines.
Pour être président(e) du FN ou candidate aux élections, il faut manifestement appartenir à la famille Le Pen. Le népotisme et le détournement de fonds sont bien la marque des totalitarismes.

Pour être entendue par Sarkozy, la protestation contre sa politique doit s’exprimer dans les urnes, avant de se retrouver dans la rue, le 23 mars, pour que le pillage des richesses du pays au profit des amis du président ne soit pas éternellement rentable.

Ce qui nous reste aujourd’hui, c’est ce que ceux qui se sont battus pour le progrès démocratique ont conquis par leurs luttes.
Aucun progrès n’a jamais résulté de la passivité du peuple.

Dimanche 14 mars, votons à gauche,

quelles que soient nos sensibilités !
Ne laissons pas la droite et ses chiens de garde frontistes profiter de la misère, des sectarismes d’où qu’ils viennent, et du conformisme de nombreux dirigeants de gauche.

Faisons de ce scrutin une victoire du peuple sur le prêt à penser, une obligation pour Sarkozy de limiter son entreprise de privatisation des richesses du pays, une prise de conscience sur les mensonges des télés UMP, une occasion de prendre les sondages pour ce qu’ils sont : des tentatives pour façonner l’opinion publique.