Toutes les périodes de crise sont propices aux démagogies d’extrême droite.
Les politiques du bouc émissaire séduisent ceux qui ne comprennent pas qu’ils seront les premières victimes de leur manque de rationalité.
Pourtant, ce mercredi 7 octobre 2009 fut une triste journée pour les néo-pétainistes.
Il faut dire que le 22 mars 2008, à Bourges, au moins 5 d’entre eux ont agressé le patron d’une discothèque homosexuelle et certains de ses clients.
Il s’agissait, plus d’un an après, de rendre des comptes.
Les explications des agresseurs ont été édifiantes au delà de ce qu’une telle procédure pouvait laisser espérer.
En effet, l’un des membres du groupe, qui a commis le crime impardonnable de dire la vérité à la police, a été menacé avec un couteau sous la gorge par l’un de ses ex coreligionnaires. Voilà ce qui attend les mauvais élèves du Renouveau Français, puisqu’il faut bien nommer l’organisation qui développe ces pratiques “hautement fraternelles”.

Alors, si nous pouvons nous réjouir de la condamnation des agresseurs les plus déterminés de ce groupe, nous devons nous interroger sur l’absence de toute procédure à l’égard des responsables politiques de cette agression commise juste après une action de cette organisation.

Monsieur le Juge a déclaré à l’audience que les dirigeants du Renouveau Français auraient pu être poursuivis dans cette affaire.

Pourquoi ne l’ont ils pas été ?

Sont ils intouchables ? Rendent ils des services qui les rendent intouchables ?
Y aurait il de trop nombreuses affinités entre ces dirigeants et une droite locale longtemps marquée par l’empreinte d’un certain Maurice Papon ?

Si les militants du Renouveau Français menacent ceux qui, parmi leurs sympathisants, s’écartent du difficile chemin de l’apprentissage de la vertu dans le mensonge, quel sort réservent ils à ceux qui ne sont pas sensibles aux charmes de l’intégrisme catholique ?

Même dans l’enceinte du tribunal, l’un d’entre eux a estimé pouvoir tenter le vol avec intimidation, au préjudice d’un militant du Scalp18, alors qu’il était censé jouer la comédie de l’enfant de choeur pendant une petite heure...

Les peines prononcées ( 3 mois de prison avec sursis pour les 2 principaux agresseurs ) suffiront elles à les éloigner de la récidive ?