le cas Zolboot et les sans papiers en général

Le cas du jeune sans papier Zolboot est bien représentatif de la politique que l’UMP a infligé à notre pays depuis bientôt 5 années.

Voilà donc un sans papier de 7 ans, handicapé, originaire de Mongolie, qui, pour des raisons humanitaires, pourrait rester en France, sans ses proches qui devraient retourner dans le pays qu’ils ont quitté. Tout cela, au nom de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité.
Séparer un enfant handicapé de 7 ans des membres de son entourage expédiés à l’autre bout de la planète parce que censés représenter une menace pour notre économie ; rien de gênant pour un dirigeant de l’UMP.

Entre les Droits de l’Homme et le Le Penisme rampant, l’UMP n’hésite pas longtemps.
Car pour prendre ce type de décision il faut croire :
que l’immigration est un coût pour notre pays,

ce qui est faux parce que les populations d’origines immigrées travaillent, elles ne se contentent pas d’attendre les allocations comme le fait croire la majorité des dirigeants de droite ; les immigrés paient des impôts, suscitent l’accroissement des relations économiques avec leur pays d’origine, contribuent à l’enrichissement culturel de notre pays ;

que l’immigration contribue au Chômage,

ce qui est faux parce que le Chômage et la Pauvreté sont les conséquences de politiques menées par des gouvernements qui pensent avoir intérêt à maintenir un certain niveau de Chômage et de Pauvreté pour mettre en concurrence les salariés entre eux et contrôler ainsi l’opposition intérieure ;

que pour lutter contre le vote FN, il faut fermer le robinet de l’immigration au moins à la télé,

ce qui est une défaite politique, puisque cela revient à donner raison dans les faits aux dirigeants du FN ; seule, une politique de lutte sincère contre le Chômage et la Pauvreté peut permettre de faire reculer le vote FN ;

qu’une régularisation républicaine des sans-papiers constituerait un appel d’air pour une nouvelle vague d’immigration encore plus grande,

ce qui est faux parce que les 9/10 ème de l’Humanité préfèrent vivre dans leur pays d’origine, avec leurs proches, leur langue, leur culture, bref leur identité d’origine ; c’est la nécessité qui pousse la plupart des clandestins à prendre les risques mortels de la migration.

Pour gagner les présidentielles de 2007, Sarkozy est prêt à expulser à peu près n’importe quel demandeur du droit d’asile ou immigré, simplement par peur de voire des électeurs de droite voter FN au lieu de choisir l’UMP comme d’habitude. La meilleure des preuves de ce mépris pour le fond des dossiers remis à l’ambitieux Ministre de l’Intérieur réside dans le fait qu’avant même l’examen de ces dossiers, l’agité de l’UMP avait limité à 6000 le nombre de régularisations possibles.

Sarkozy, le candidat préféré du Médef, ne peut ignorer que ce syndicat patronal a déjà de longue date prédit le nécessaire recours à l’immigration pour assurer le développement économique de notre pays, tel que les ultras libéraux sont capables de l’imaginer. Sarkozy le sait, mais il ne veut pas prendre de risque avec la partie de son électorat qui hésite entre UMP et FN.